Comment aider son proche

La famille, les proches ou d’autres intervenants communautaires impliqués auprès d’eux,  sont considérés comme des alliés dans le cadre du traitement. Ils sont donc rencontrés avec le jeune par l’équipe traitante (s’il accepte, ce à quoi il est fortement encouragé), et ce, le plus tôt possible dès l’instauration du traitement. Une approche psychoéducative s’adressant à des groupes de familles complète l’intervention psychoéducative et de support offerte individuellement aux familles. Pour les familles où le besoin de thérapie familiale se fait sentir, un thérapeute spécialisé offrira une série de rencontres afin d’améliorer leur capacité de résoudre des problèmes, la communication, etc.

Le rôle des parents en est aussi un d’observateur de premier plan. Ainsi, les parents et les proches sont les mieux placés pour repérer rapidement des changements de comportement et d’attitude et les rapporter aux intervenants de l’équipe traitante. Le jeune peut exprimer ce qu’il ressent dans des termes qui sont propres à son groupe d’âge. Ainsi, il est possible qu’il utilise des expressions telles qu’il est « Fucké », « Full bizz » ou dire qu’il se sent « Confus », « Mêlé » ou « Parano ». De plus, les parents sont souvent ceux qui prennent contact en premier avec les équipes d’intervention précoce afin d’obtenir de l’information et/ou de référer leur jeune. Puisque généralement le jeune leur fait confiance, ils sont les mieux placés pour les aider à prendre contact.

Pendant les étapes les plus difficiles, les parents et la famille (frères et sœurs) ont également un rôle de support et d’encouragement. Par contre, il est important de garder à l’esprit que les jeunes peuvent avoir besoin de répit, de recul et ne souhaitent pas nécessairement être entourés à tout moment. Si le jeune vit seul ou en colocation, les parents peuvent lui offrir de revenir quelques semaines ou mois à la maison. Il faut alors faire attention à la nouvelle dynamique de famille, car l’intensité des émotions exprimées peut être beaucoup plus grande qu’à l’habitude et créer des tensions qui peuvent nuire au rétablissement voir même contribuer à précipiter des rechutes.

Pour en savoir plus :

How can I help? (EPPIC)

Société québécoise de la schizophrénie