Reconnaître la psychose

Le comportement de votre proche vous inquiète ?

Comme il est important de traiter la psychose le plus précocement possible, il faut tâcher de la détecter aussi tôt que possible également, lors du prodrome, ou même avant, lorsque les signes et symptômes sont subtils et peuvent passer inaperçus, être confondus avec la crise d’adolescence ou une « mauvaise  passe ».

Si les comportements de votre proche vous semblent étranges, au point où vous n’arrivez plus à le reconnaître, il faut penser aux premiers signes d’une psychose. Si cette situation dure depuis un certain temps et que vous vous demandez ce qui se passe dans sa tête, vérifiez auprès des personnes qui le côtoient pour valider votre impression.

Lorsque vous tentez de lui faire part de vos observations, il ne manifeste aucune ouverture. Il pourrait être nécessaire de faire évaluer votre jeune par un médecin. Il faut mettre les jeunes en contact avec un médecin si vous constatez plusieurs de ces signes :

  • Entend des voix ou voit des choses que les autres ne peuvent pas voir ou entendre
  • Agit bizarrement, les autres jeunes le trouvent bizarre.
  • A des idées bizarres, des fausses croyances (qu’il est suivi, surveillé, qu’il est le Messie, etc.)
  • A de la difficulté à se concentrer pour écouter la télévision, un film ou lire un livre.
  •  Est méfiant, paranoïde ou suspicieux
  • Discours difficile à comprendre, illogique ou qui  ne fait pas de sens
  • Mange moins, perd du poids.
  • Dort difficilement, est agité.
  • Délaisse ses amis et s’isole de plus en plus
  • Présente des sautes d’humeur ou est très irritable ou  extrêmement anxieux.

Vous pouvez aussi utiliser l’outil en ligne Refer-o-Scope de la SQS qui permet de dépister des signes suggestifs de psychose.

Discuter avec son jeune…

Il peut parfois être difficile de discuter avec une personne atteinte de psychose. Bien qu’il n’existe pas de recette magique, quelques conseils généraux peuvent faciliter la chose :

soyez vous-même

  • informez-vous et comprenez que la personne se comporte et parle différemment en raison des symptômes psychotiques.
  • gardez en tête que les symptômes psychotiques sont souffrants pour tous et qu’il est normal de ressentir une panoplie d’émotions : choc, peur, tristesse, frustration, colère, désespoir.
  • Discuter avec d’autres personnes vous aidera à gérer ces émotions. Gardez confiance en la guérison de la personne. Même si cela prend du temps, soyez patient.
  • Lorsqu’une personne est en psychose, ses besoins peuvent varier. À un moment, elle peut avoir besoin de plus de supervision (ex. si son jugement est altéré) et à d’autres elle peut avoir besoin de moins de plus d’autonomie mais avec de l’aide dans les processus décisionnels.
  • Essayez de ne pas le ‘prendre personnel’ lorsque la personne est blessante dans ses propos lorsqu’elle est en crise
  • Demeurez le plus calme possible et évitez le ton autoritaire.
  • Éliminez les sources de distraction (radio, télévision, etc.).
  • Laissez-lui de l’espace. Il faut comprendre qu’une attitude trop émotive de votre part risque d’amplifier l’état de détresse dans lequel votre proche est plongé.
  • Parlez une seule personne à la fois.
  • Faites-lui part de ce que vous observez de son comportement (ex. : tu as peur, tu es confus, etc.).
  • Demandez-lui s’il y a des choses qui le préoccupent.
  • Au besoin, répétez vos questions dans la même formulation.
  • Vérifiez s’il est prêt à consulter un médecin et offrez-lui de l’accompagner.

Source : www.avantdecraquer.com

Poursuivre la lecture….le site de la SQS offre des conseils sur :

-l’attitude à adopter avec une personne que l’on croit atteinte d’un problème de santé mentale  (question 10)

-des pistes de solutions pour l’amener à consulter (question 11)

-ou prendre ses médicaments régulièrement (question12)